Art direction · Brand design · PhotographyCercueilde peau.
Donner une forme physique à ce que la douleur déplace, abîme et laisse.
Pour l’album d’Euphonik, le livre ne cherche pas à illustrer la souffrance. Il la laisse agir sur sa matière, ses images et son rythme de lecture.- Commande
- Une édition conçue autour de l’album Cercueil de peau
- Rôle
- Direction artistique, design éditorial et photographie
- Principe
- Faire traverser l’altération de la couverture jusqu’à la page

La douleur n’est pas représentée : elle marque directement l’objet.
La couverture devient une peau abîmée, brûlée et salie. Les traces, la couture et les irrégularités restent visibles ; elles installent une relation presque physique avant même l’ouverture du livre.
Une surface qui ne protège plus, mais porte les marques de ce qu’elle traverse.
La fabrication laisse la brûlure, la salissure et la couture à découvert.


À l’intérieur, les corps se fragmentent et les textes perdent leur stabilité.
Les justifications se tendent, les colonnes se déplacent et les images se dénaturent. La mise en page traduit un déséquilibre sans le réduire à un seul effet.




Le vide, la densité et la rupture deviennent les unités du récit.
Chaque double page impose une autre distance : lire, déchiffrer, regarder ou simplement rester devant une forme. L’ensemble avance moins comme une démonstration que comme une traversée.




Une édition pensée comme un espace de perte.
Vue dans son ensemble puis reprise en main, la séquence fait apparaître ses écarts : la forme cède par endroits, se resserre ailleurs, et ne cherche jamais à tout expliquer.

